Le lac de Yeats ou des mots qui font du bien…

Posted By carole on Déc 17, 2016 | 0 comments


Parce que parfois, quand les nouvelles du monde sont trop bouleversantes, notamment celles qui arrivent, ou n’arrivent plus, d’Alep, la poésie aide notre eau intérieure à retrouver un peu de calme, de silence… Actuellement, c’est Yeats et ses images d’Irlande qui m’apaisent. En dessous du poème en BO, j’ai posté une traduction, très belle, trouvée sur le site de l’Unesco.

 

The Lake Isle of Innisfree 

I will arise and go now, and go to Innisfree,
And a small cabin build there, of clay and wattles made:
Nine Bean-rows will I have there, a hive for the honey-bee;
And live alone in the bee-loud glade.

And I shall have some peace there for peace comes dropping slow,
Dropping from the veils of the morning to where the cricket sings;
There midnight’s all a glimmer, and noon a purple glow,
And evening full of the linnet’s wings.

I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore;
While I stand on the roadway, or on the pavements grey,
I hear it in the deep heart’s core.

 

W.B. Yeats, 1865-1939


 

L’Île du Lac D’Innisfree

Je vais partir maintenant, partir pour Innisfree,
J’y construirai une petite hutte d’argile et d’osier
J’y aurai neuf rangées de fèves, et une ruche qui donne du miel;
Et je vivrai seul dans la clairière bruissante d’abeilles.

Je goûterai un peu de paix, car la paix coule lentement,
Coule des voiles de l’aube, là où le grillon chante.
Minuit est une lueur, midi un éclat pourpre,
Et des linottes font du soir un envol d’ailes.

Je vais partir maintenant, car j’entends nuit et jour
Tout bas l’eau du lac battre sur la rive.
Que je marche sur la grand-route ou sur les pavés gris,
Toujours je l’entends au tréfonds du cœur.

 

Prenez soin de vous.

Submit a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.